http://www.lucieauquebec.com/
frover-blog.com RDF 1.0 Generatoradmin@over-blog.com2006-07-18T15:26:47Z
http://www.lucieauquebec.com/article-22588303.html
Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Amis lecteurs, amis poètes, amis visiteurs, internautes en perdition,
L’heure est venue pour nous de montrer dignes et solidaires devant l’adversité.
Laissons Noé à son arche et David Douillet à ses pièces jaunes (j’aurais pu citer
aussi son combat forcené pour le port d’un badge « pour un monde meilleur » aux JO de Pékin, ou son vibrant appel pour qu’on « les laisse faire leurs jeux », mais là n’est pas
le propos).
L’heure est venue pour nous de mettre une bougie à notre fenêtre.
L’heure est venue pour nous de laisser échapper ces soupirs de nostalgie qui nous
nouent la gorge (au moins).
Car l’heure est venue pour moi de couper le cordon qui nous lie à ce blog depuis
un peu plus de 2 ans maintenant.
Sous vos yeux ébahis, je vous tire… ma révérence.
Oh ! Je crois entendre au loin un déchirant :Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?!!!
Parce que, vois-tu Public, je tiens à conserver un minimum de cohérence avec la ligne éditoriale d'un blog qui
s'intitule www.lucieauquebec.com : le Québec vécu et ressenti par une jeune française. Certes, figurent aussi dans les
rangs de mes 234 articles des comptes-rendus d'échappées sauvages au Kenya, en Birmanie, à New York, en Grèce, en République Tchèque, en Bourgogne... mais ma résidence principale était alors
Québec City, ceci explique cela. Vous avez raison, finalement, ma ligne éditoriale était plus… le monde vécu et ressenti par une étudiante franco-portugaise vivant à Québec. On
s'entend-tu qu'on se comprend-tu mieux là?
Pour compenser cette désertion éhontée, on m’a fortement suggéré de me lancer dans un www.lucie-allaroundtheworld.com... mais je vais me contenter pour l'heure de garder cette idée bien au chaud dans un
petit coffre en moi.
Ceci étant dit, que l'audience se rassure : je compte laisser ce blog accessible à tous pour une durée
indéterminée... sachant que je prendrai moi-même un plaisir de gosse (au sens français du terme) à relire, un brin amusée, articles et commentaires.
À tous : MERCI.
Merci d'avoir suivi aussi longtemps mes aventures.
Merci d'avoir bien voulu bousculer avec moi de nombreux a priori.
Merci de m’avoir supportée dans ce parcours qui n’était pas sans embûches.
Et sapristi que vous avez été plus nombreux que prévu...
Si j'avais su, j'aurais écrit moins de conneries !
Mais ! Oui, il y a un mais : je crois que certains ont été amenés à parcourir ce blog sur un malentendu. Parce que quand je vois ce qu'on a pu taper sur google pour tomber dessus…
Vous voulez voir ? Accrochez-vous, c’est collector.
En totale exclusivité, voici les termes qui m’ont été le plus souvent associés sur la toile (réalisé sans aucun trucage) :
Mots tapés sur google,fautes d'orthographes incluses
Commentaires
lucieauquebec / lucie au quebec / blog lucie
blog quebec / www.lucieauquebec.com
Normal.
chkoumoune / la poisse me poursuit
Je le vis bien.
visage défiguré par un accident / accident en velo
C'est vrai, ça m'est arrivé.
lucie sous la neige Quebec
ça, ça m'est arrivé TRES souvent !
Blog sexe Québec / blog de lucie sex
sex in ice / lucie porno
Erreur de routage, pas d'autre explication.
le sourire de lucie
ça c'est gentil.
les grands aventuriers au québec
oui enfin, peut-être pas quand même hein…
baleine baie du saint laurent
Normal.
mannequins victoria's secret
ça c'est TRES gentil.
culs bombés
euh…
skier c est facile / mal aux cuisses au ski
c'est vrai que je suis une référence en la matière.
Comme au baillis du limousin
Et la marmotte…
le massif du sud tres hot
N'oubliez jamais Fuckland. Jamais.
comment lisser une patinoire
Mais bien sûr, je suis une référence en la matière.
Je fais ça tous les matins au saut du lit.
j'ai des poil sur le visage
Non mais oh, un peu de respect !
Déneiger son toit
Normal. Je suis une pro.
tata taille moi une pipe / va lentement je suis pressé
SCANDALE !
Comment ces mots ont-ils pu mener à mon blog ?
retour oies des neiges qubec
Bon, je préfère ça.
webcam de cul
Comprends pas.
les fesses du quebec
Comprends pas.
lucie avec c bottes a talons gratuit
Comprends toujours pas.
la part des anges cognac rue boutiers
D'accord.
boules chinoises essayer
Rappelez-moi… je vous ai fait une démo en live ?
komyo.myanmarchannel.com
Quand beaucoup visiblement cherchaient des plans cul,
d'autres s'informaient de la situation en Birmanie.
trouver lucie de tout mon cœur
Et bien j'espère que c'était bien moi que vous cherchiez !
pluie d'étoiles
Pourquoi pas.
Conclusion :
- Je ne pense pas que tous les visiteurs de www.lucieauquebec.com y aient
trouvé leur bonheur.
- De graves soucis psychologiques à déclarer parmi les internautes arrivés là sur un malentendu.
- Vous mieux que moi pourriez faire un bilan de la relation « épistolaire » que nous avons vécue ces deux dernières années. N’hésitez pas, gâtez-vous. Si d'aventure je vous avais
décroché quelques sourires ici et là, alors mes dizaines de milliers de mots n'auront pas été vains.
Bon, quand faut y aller, faut y aller.
]]>fr2008-10-08T03:54:53Z
http://www.lucieauquebec.com/article-22580395.html
fr2008-09-07T09:01:09Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21682559.html
Etape n°4 : Le quinzee vu de l'intérieur
C'est beau non ? Des petites bougies éclairaient ici et là à l'intérieur de l'igloo, d'une lumière tamisée, presque romantique...
Mais ce n'était pas là pour faire joli. Non : les grands experts du groupe espéraient ainsi créer quelques goutelettes sur les parois intérieures, goutelettes qui en gelant instantanément,
formaient peu à peu un mur qui serait notre défense contre l'humidité nocturne.
Pour ma part, je misais tout sur mon sac de couchage de compétition, résistant jusqu'à -40°C. Je ne vous raconte pas l'effort surhumain qu'il m'a fallu accomplir pour me défaire de mes vêtements
de ski et rentrer dans mon cobra.
Pour moi, la nuit a été dure, très dure... Je ne pensais pas pouvoir être lésée par mon sac de couchage. J'ai du louper les caractères
police 2 quelque part, rappelant l'importance de ne pas flotter dedans... Il serait beaucoup plus facile de créer de la chaleur et de la garder complètement moulé dans un cobra... sauf que ça, on
ne le mesure vraiment que le matin venu, quand tout le monde dit avoir passé une bonne nuit et que vous êtes la seule personne dans ce quinzee à avoir vu de près l'hypothermie
!!! Je vous passe les envies de meurtre, quand, enfin endormie, une jeune fille du groupe se réveillait périodiquement
pour clamer à qui pouvait l'entendre sa peur du noir. Je l'avoue : je ne voulais pas l'entendre. Au bout de la 12ème fois, j'ai bien cru que j'allais lui demander de bien vouloir exprimer
ses peurs intérieurement (gentiment, attention, j'ai de la compassion pour les personnes de plus de 25 ans qui vivent toujours mal le fait que la nuit, il ne fait pas jour).
Et puis le soleil est venu caresser mes cheveux, des flocons de neige avaient tombé toute la nuit de telle sorte qu'un nouveau paysage s'offrait à moi... j'ai mis ma fatigue au placard pour
profiter de cette belle journée. Le pied gauche, le mauvais poil, tout ça, ça ne peut pas exister au Québec.
Etape n°5 : Paix et sérénité
Chuuuuuuuuuuut, ya Bambi qui fait dodo... C'est féérique les amis, féérique...
Etape n°6 : La déconstruction du quinzee
Toutes les bonnes choses ont une fin. La loi québécoise nous imposait, avant le départ, de détruire ce que nous avions âprement bâti
la veille, pour des raisons de sécurité essentiellement. Si en notre absence une personne venait à trouver refuge dans notre quinzee et décédait sous son effondrement (qui survient normalement
dans les 3 jours), nous en serions les responsables. C'est donc avec un soin tout particulier que nous nous sommes attelés à notre tâche finale :
Aaaaaaaah ! L'amour au Québec... aussi sexy que l'amour à la plage...
Pas de pitié pour les Quinzees
envoyé par lucieDS
Bilan des courses : Mission accomplie !
Tête aérée, rires à gogo, nature majestueuse de toute part, orteils congelés, mitaines grillées, nouvelles amitiés consolidées dans l'adversité, tracas du quotidien oubliés... Et la conscience
revigorée de la chance de notre confort usuel : les douches chaudes, c'est vraiment un don du ciel. Sans parler du chauffage central. Et le concept de la couette sur un lit bien douillet,
mon dieu, quel délice... vous imaginez mes retrouvailles avec mon lit ?
Je voudrais avoir une pensée avec vous... pour tous les chevreuils et autres mammifères décédés dans la solitude et la faim au cours de ce dernier hiver au Québec, comme jamais auparavant...
Nombre de pattes ont été cassées du fait des profondeurs de neige inusitées : or, Dame Nature est impitoyable avec les faibles. Paix à leur âme. Ça fait du bien d'en parler.
]]>fr2008-08-02T14:16:56Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21677811.html
Ça vous tente-tu un brin d'évasion ?
Etape n°1 : La construction du quinzee
Le quinzee, c'est le fil rouge du week-end. Car un quinzee, ça ne se trouve pas dans le cul d'une vache comme dirait l'autre. Même à 9, il nous a fallu de très longues heures
pour en venir à bout. Je me tais, show devant :
Stratégie quinzee
envoyé par lucieDS
Comment creuser
envoyé par lucieDS
Il existe aussi le creusage sans pelle :
Creuser, c'est bien, tasser, c'est mieux, du moins pour solidifier le tout et éviter un effondrement surprise :
J'ai même été nommée moissonneuse-batteuse en chef, ce qui m'a valu de grosses bouffées de chaleur par -25°C. Un vrai plaisir musculaire...
Et puis tout à coup, là, entre deux monticules de neige, on l'aperçoit, dressé tel un fer de lance (comprendre : aussi visible de loin qu'une
aiguille dans une botte de neige bien résolue à ne pas fondre) : notre igloo.
Etape n°2 : Expédition raquettes sur la rivière Sainte-Anne
C'est bien beau de se dépenser pour un abri de survie, encore faut-il savoir se détendre... Non ? ça se passe pas comme ça dans la vraie vie ?
Oh et pis zut, je suis sûre que même à l'article de la mort, j'aurais le goût d'explorer des terres inconnues. Et de m'émerveiller une dernière fois de rien : il y a un je ne sais quoi de magique
dans la douce tombée des flocons de neige qui me séduira toujours...
En amour avec la nature
envoyé par lucieDS
Etape n°3 : Les joies du feu de camp
Astuce : se munir d'une pelle, non, 134 pelles, et creuser, creuser, creuser, jusqu'à trouver la terre... trouver du bois sec (la bonne blague), allumer le feu.... et l'entretenir
jusqu'à ce que mort s'ensuive. Bizarrement, sur ce coup-là, j'ai préféré laisser la police faire son travail et partir vibrer sur la belle rivière matelassée. à flanc de colline...
Alors le feu, c'est quoi ? Le feu, c'est THE place to be pour décompresser tous ensemble, pour tenter de se réchauffer sans rien brûler (paix à mes mitaines qui ont rendu l'âme), pour se nourrir...
et pour chanter !
(ça, c'est un peu près la hauteur de tout ce qu'il a fallu creuser pour installer les premières brindilles de notre feu)
Delphine chante pour Loic
envoyé par lucieDS
Canon Samba do Brasil
envoyé par lucieDS
Le feu, en pleine nuit, d'autant plus quand il neige et remouille, c'est avant tout l'assurance que tout le monde y est autour pour faire le
plein de chaleur avant de se coucher... Stratégiquement, c'est le meilleur moment pour aller faire pipi discrètement. Que voulez-vous, je suis une femme pudique. Oui, parfaitement, je suis pudique.
Dans l'adversité, ce doit être un truc purement féminin. Un pipi en deux jours, je trouve néanmoins que c'est une belle performance ! Nota bene : dans ce genre d'expériences, il est fortement
déconseillé de se retenir... l'énergie perdue à contracter son entrecuisses est une énergie qui ne sera pas utilisée pour respirer et maintenir la température de son corps à un niveau
raisonnable.
Aventure pipi
envoyé par lucieDS
Enfin, le feu de camp, c'est le plaisir ému au petit matin, quand après une courte nuit passée à trembler comme une feuille, on la voit,
là, superbe : Catherine qui grille des bagels.
Je vous l'accorde : les week-end survie/quinzee, ce n'est pas le meilleur anti-cernes qui se fasse sur le marché...
]]>fr2008-08-02T13:07:31Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21671544.html
Conscience professionnelle de blogger, nostalgie, amour fou pour l'hiver québécois, je ne sais pas exactement ce qui me pousse à vous conter,
seulement aujourd'hui, un épisode crucial de mon séjour au Québec : mon week-end de survie de mi-mars 2008, une semaine après que la tempête de tous les records se soit abattue sur ma ville.
Il est vrai que jusqu'à présent, le temps m'avait manqué. Aujourd'hui, je sue sous le soleil de Cognac (oh oui, je sue, je sue, je suuuuue), dès demain, je soumettrai mon corps nu à la canicule
cubaine... c'est donc avec grand plaisir que je me replongerai l'espace de quelques lignes dans les frissons que m'auront valu ces centaines de cm de neige.
Pour cela, mettons-nous en situation. Nous sommes le samedi 15 mars 2008. C'était le temps où pas un rai de lumière ne filtrait au travers de
mon igloo. Une légère appréhension me tenaillait le ventre, mais deux éléments majeurs m'ont motivée à suivre mon amie Julie dans sa folie (oui, Julie, te voilà à nouveau vedette d'un de mes
articles!) :
1) le dimanche d'avant, je m'étais retrouvée coincée dans un trou de neige en marchant sur la cime d'un arbre (en écrivant cette phrase, j'ai comme l'impression de décrire un autre monde). Or,
l'alerte rouge ayant été donnée, aucun téméraire passant n'aurait pu remarquer ma tuque rouge qui dépassait et m'aider à me dégager sans m'enfoncer davantage. Que voulez-vous, ce sont là les
aléas des hivers de grand malade. Du jour au lendemain, ce genre d'aventures ne m'est plus parue purement sado-maso, sinon potentiellement utile.
2) je dois dire qu'il n'y a pas de meilleur booster qu'un besoin fou de se changer les idées, après un coup bas par exemple. Merci à toi JC de m'avoir donné la gnaque. :-)
C'est donc harnachée comme une mule, sans oublier mes sempiternelles raquettes, que je me suis jetée à corps perdu dans la voiture de Julie.
Cap sur un chalet complètement perdu dans un coin isolé... et donc rarement déneigé : Saint-Raymond. Histoire que notre mort passe bien
inaperçue ! Non mais, vous me connaissez, hors de question que je dérange qui que ce soit, moi je sais me foutre dans la merde EN SILENCE (que ceux qui songent à se jeter sous un métro parisien en
pleine heure de pointe en prennent de la graine).
Le but du jeu : en pleine nature, là où il n'y a rien, pas de téléphone, pas de commerce, pas de voisin, SURVIVRE. D'une part,
en trouvant le moyen de faire un feu (autant dire qu'avec toute cette neige, je m'étais faite à l'idée de me manger un ou deux orteils). D'autre part, en bâtissant, en équipe, le
grand, le fameux, l'unique quinzee de Saint Raymond. Histoire d'avoir un refuge où passer la nuit tranquillement, sans être soumis au vent ou autres intempéries... et se réchauffer par
la seule économie de son énergie corporelle.
ça a l'air bien technique comme ça... et ben ça l'était. Enfin si on jouait le jeu jusqu'au bout : évidemment, sur les 9 personnes participantes, 8 avaient un cellulaire à utiliser en cas
d'urgence. Evidemment, le tout petit chalet de bois susmentionné (appartenant à Jean-Eric), ouvrait sa porte aux plus fainéants.
Dans la joie et la bonne humeur, j'étais bien décidée à relever le défi, guidée par les plus expérimentés du groupe. Avec le recul, non seulement j'ai appris à gérer la sensation mordante de ces
grands froids (humides pour le coup) qui vous traversent toute la colonne jusqu'à la pointe des cheveux, mais en plus... je me suis amusée comme larron glacé en foire.
Si une ride a un jour le malheur de se pointer sur mon faciès, je vous assure que je fais un scandale.
]]>fr2008-08-02T13:07:19Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21635102.html
La toute fin même...
Les Québécois sont connus pour la qualité de leur accueil, mais ce que j'ignorais, c'est qu'ils n'ont pas non plus leur pareil pour les aux revoirs !
Alors, à peine officiellement diplômée, c'est vers Beaupré qu'Emilie et moi avons mis le cap. Chez elle, nous attendait un charmant petit comité, prêt à fêter notre diplomation, le déménagement
d'Emilie pour un poste de fou à Toronto... et mon départ.
Bill et David, les tendres moitiés d'Emilie et Gabrielle :
Le papa le plus gentil du monde :
Très vite malheureusement, j'ai du me lever pour serrer dans mes bras, une dernière fois avant longtemps, ceux qui sont devenus en 2 ans les
membres de ma merveilleuse famille de coeur. Puis Jess m'a accompagnée à l'aéroport. L'occasion pour moi de faire un gros clin d'oeil aux chutes de Montmorency, au pont de l'île d'Orléans, au
Saint-Laurent, à Québec tout simplement... Un clin d'oeil qui voulait dire "on se reverra mon maudit!".
Quelques heures plus tard, après avoir obtenu que la compagnie Corsair ne me facture pas les 100 kg de surpoids bagages que je me
trainais (et ça, il fallait le faire), après les embrassades et les larmes partagées avec Jessica, bref, bien assise dans un siège de boeing, j'ai subi un double effet kiss
cool. Très violent l'effet kiss cool. En reprenant mon appareil photo, j'ai découvert des petits films que mes amis m'avaient concoctés. Et là, les chutes de Montmorency, c'est sur mes
joues qu'elles ont coulé !
Gabrielle
envoyé par lucieDS
Emilie
envoyé par lucieDS
Jessica
envoyé par lucieDS
Ma grande déception, c'est que la vidéo de David... ne dure que 3 secondes ! Je crois qu'il y a eu une petite couille dans le potage au
moment de la mise en boîte !
A tous, un grand merci. A vrai dire, les mots me manquent. C'est à cause de vous que les seuls mots que j'ai pu prononcer à mon Guigui en débarquant de mon avion furent : "mais qu'est-ce
que je fous ici tabernouche ?! "
]]>fr2008-09-07T00:59:47Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21592468.html
... il ne faut parfois pas grand chose ! Un bout de papier par exemple. Mais attention, pas n'importe quel bout de papier. Non, je parle là de
celui qui donne tout à coup un large sourire à votre banquier (vé-ri-dique). Celui qui généralement s'accompagne de 1001 mises en garde : "ceci est un exemplaire unique", "aucun
duplicata ne sera jamais remis", "voici la la preuve inestimable de la valeur que nous vous reconnaissons", "ceci est votre carte d'identité de manager du monde" (rien que ça) ... A peine
l'a-t-on entre les mains qu'on réfléchirait presque déjà au code secret du coffre qui le renfermera. Je parle bien évidemment de mon MBA. Deux ans d'efforts couronnés par une cérémonie en grandes
pompes... dont on repart sans vraiment réaliser que ça y est, on l'a eu.
Ma matinée a démarré dans la joie et la bonne humeur, avant tout parce que j'allais vivre ça avec ma chère Emilie :
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me suis retrouvée dans ce décor :
... puis sur un tapis rouge, sous les flashs des projecteurs et guidée par les notes d'un certain Beethoven :
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne badine pas avec la réussite en Amérique du Nord. Tenues médiévales et spectres de rigueur !
A l'appel de mon nom, comme un an auparavant à Audencia, j'ai monté les marches aui me séparaient de mon parchemin magique. Sur scène, une succession de gens importants m'ont serré
la main et chaleureusement félicitée... C'était d'autant plus gentil de leur part que je ne les avais JAMAIS vus auparavant. Mais je suppose qu'il fallait faire comme si.
Définitivement, je ne serai jamais à l'aise avec le folklore du succès. Je savoure mieux une réussite lorsqu'elle est gardée précieusement pour soi, plutôt qu'étalée sans vergogne. J'ai largement
apprécié ce moment, mais je ne me l'explique pas, j'avais plutôt envie de dire à Monsieur le Recteur et à Monsieur le Doyen de se détendre un peu du string. Je ne m'excusais pas d'être là,
non... mais tout ça... c'est trop. Peut-être me serais-je sentie moins "décalée" si ma famille et mes amis avaient été là, dans l'assistance, prêts à se moquer de ma tenue plutôt que de lui
accorder une dimension tout à fait historique. Il faut croire que dans les démonstrations les plus ostentatoires de reconnaissance, j'ai besoin des miens... pour me rappeler de ce qui est
réellement important. Et rire, bon sang de bon soir, rire, même quand le ton est au solennel !
Pas de chéri, pas de fleurs, c'est le tarif ! Mais si vous m'autorisez à avoir un tout petit regret, c'est celui de ne pas avoir pu partager
ce "couronnement" avec tous mes compagnons de galère, qui n'avaient alors pas encore franchi la ligne d'arrivée : Jess, Andrée-Anne, Gab, Audrey, Marie, Jérémy, tenez booooooooooooon !
Vous aussi, un jour, vous serez des bons partis ! ;-)
Je ne saurais remercier assez mes chers propriétaires, Lise et Eloi, qui jusqu'au bout m'auront traitée comme un membre de leur famille. Si
vous me lisez aujourd'hui, sachez que je ne vous oublie pas, et que je garde en moi vos derniers mots comme un trésor. Car malheureusement, c'était là nos derniers aux revoirs...
]]>fr2008-08-02T09:55:17Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21590619.html
Une dizaine d'amis réunis en haut d'une plaine donnant au loin sur l'aéroport Jean Lesage de Québec. Ce même aéroport où je prendrais le
lendemain un avion Québec-Paris. Il fait nuit. Il fait bon. Des couvertures au sol ou sur nos épaules ne sont pas superflues.
Au loin : des avions de chasse venus du monde entier, des virtuoses du ciel et de la lumière.
Comme si ceux-là ne savaient pas nous en mettre plein la vue naturellement...
... et bien ils ont préféré corser la chose en volant "le feu au cul". On ne pouvait rêver mieux comme soirée d'adieux. Car en plus de la féérie qu'inspire tout feu d'artifices, il y a eu
des extras : un ambiance détendue tout à fait unique, oui, mais surtout, des surprises. De grosses surprises.
Ben tranquilles sur la plaine
envoyé par lucieDS
Sur la vidéo qui suit, vous verrez la plus grosse surprise de la soirée. Surprise qui a inspiré à mon Guillaume cette réflexion profonde :
"alors ça, c'est bien les ricains, on leur demande un feu d'artifices tout con, histoire de vendre du rêve, et eux ils lâchent une bombe". C'est à peine une métaphore. Attendez quelques
secondes et vous verrez le "feu d'artifices" le plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de voir.
Le Vietnam
envoyé par lucieDS
Et pourtant, nous n'étions pas tout proches... Loin de là : pour preuve, nous n'entendions rien d'autre que nos voix. Je n'ose imaginer le
sursaut que nous aurait valu cette boule de feu surgie de nulle part si nous avions été aux premières loges.
L'Amazonie
envoyé par lucieDS
De toute beauté
envoyé par lucieDS
Ainsi s'achevaient mes ultimes instants nocturnes au Québec : bercés par les péripéties aériennes des meilleurs pilotes de chasse de ce
monde. Et l'ironie du sort a voulu que je reçoive ce cadeau la veille de mon grand (et si peu attendu) retour en France. Juste avant de retrouver le meilleur pilote de chasse à mes yeux.
:-)
Mais toutes les pirouettes les plus habiles entre les nuages ne me font pas oublier, aujourd'hui encore, le bonheur de la compagnie de mes "tendres cousins".
]]>fr2008-07-29T18:18:05Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21584394.html
Il paraît que je suis une femme chanceuse. Je crois que je le suis : tandis que je coulais des jours heureux et caniculaires à Québec, la
nappe phréatique de Cognac menaçait à tout moment de déborder. Et puis je suis arrivée à Cognac : à moi les journées caniculaires et les souvenirs émus d'un Québec qui dès lors s'est
mis à pleurer jour après jour mon départ (non ? comment ça la pluie à Québec n'avait rien à voir avec mon absence ?).
Mes dernières journées à Québec ont été aussi garnies qu'un bouquet de printemps.
Au menu de cette vida loca :
- Des instants farniente :
- Quelques rares caprices climatiques, courts mais intenses !
Un gros nuage noir repéré depuis la piscine, juste le temps pour certains de déguerpir, pour d'autres de trouver le meilleur poste d'observation !
Il mouille à siot
envoyé par lucieDS
Chapeau bas à ceux qui ont décidé de prendre la route au temps fort du déluge... qui aura cessé juste 2 minutes plus tard ! :-)
Le déluge
envoyé par lucieDS
- Des minutes sans voix devant de nouveaux visages de Dame Nature :
- Du sport, pour
un esprit sain dans un corps sain (sauf que j'ai bizarrement choisi d'épargner le mien, vous comprenez, la chaleur, tout ça... ) :
- Des fêtes en veux-tu en voilà, en plein air, en pas plein air,
entre amis, entre pitounes :
- De fins moments mélomanes :
Comme je l'ai toujours dit, Jeff ne joue pas à Guitar Hero, il EST le Guitar Hero ! :-)
Une pensée pour une soirée magique entre filles, qui avait pourtant démarré par quelques fausses notes !
Jessica au piano
envoyé par lucieDS
- Des petites marches dans Cap Rouge et sur la belle plage Jacques Cartier
:
- Pour finir, un brin d'insolite :
Chez mon amie Jess, qui vit dans un quartier aussi tranquille que Wisteria Lane, j'ai découvert qu'il fallait marcher longtemps pour aller
chercher son courrier :
Alors ça, c'est le meilleur truc qui existe au monde : c'est comme un car wash, mais pour les enfants... ou les lucie qui meurent de chaud
!
Une tite maison pour les oiseaux au fond du jardin, pffffff, c'est dérisoire... Vaut mieux héberger toute une espèce, ça au moins ça a un sens,
et puis ça prend pas du tout d'espace...
Mon Dieu que le temps est passé trop vite...]]>fr2008-07-29T18:17:39Z
http://www.lucieauquebec.com/article-21562243.html
Bonjour à toutes et à tous,
Me voilà après une longue absence, prête à compléter ce blog de mes dernières tranches de vie à Québec. Derniers épisodes peut-être, mais certainement les plus mémorables. La garantie que je n'en
ai pas fini avec le Québec, bien au contraire.
Quelques uns de ces beaux souvenirs se sont concentrés sur quelques jours de la fin du mois de mai. En l'espace de ces quelques jours, j'ai
accueilli dans mon igloo Fernando, un homme 100 % made in Brazil (comprendre : un peu de Japon par ci, un peu d'Italie par là, tout ça grandissant à Sao Paolo). Grand défenseur de l'environnement
et spécialiste des questions liées à l'aménagement du territoire, Fernando, propulsé parmi nous autres pour un colloque, a en plus une qualité tout à fait appréciable : il parle le
français. De quoi accorder un peu de répit à mon portugais maternel qui a tendance à vite dériver en portugnol. Comme si ce n'est pas assez pour un seul homme, il joue de la
guitare, danse la samba, rit de bon coeur... un vrai rayon de soleil.
Du soleil là où il n'y en a pas
envoyé par lucieDS
Jess et la samba
envoyé par lucieDS
Quand Fernando remplace le tourne-disques
envoyé par lucieDS
Rayon de soleil, qui couplé à la joie de vivre de toute la famille de coeur de Jessica, compagnonne de MBA et amie, a donné une teinte
toute particulière à mon séjour à Québec, et ce avant même que les festivités du 400ème ne battent leur plein. Barbecue, chansonniers, proximité avec mes racines, amitiés naissantes, amitiés
grandissantes, invitation pas tombée dans l'oreille d'une sourde à découvrir le Brésil en novembre, du ciel bleu... que du bonheur !
Celle qui m'a fait pleurer à l'aéroport de Québec comme si c'était l'amour de ma vie que je laissais derrière moi ( oui Jess, assumons-le, on nous a prises pour de vraies lesbiennes ce jour là !)
:
La première poutine de Fernando à la mode locale : un Ashton à 3h du matin.
Le château de Frontenac by night :
Un boulet de canon coincé dans un tronc d'arbre depuis des siècles et des siècles non loin des plaines d'Abraham : et je l'ai découvert en même
temps que Fernando pardi !
Dans la fameuse boîte à chansons "Les Voûtes de Napoléon" :
Ma première lecture des lignes de la main : c'est très scientifiquement que Fernando m'a révélé être une femme dont la passion est gravée à même
la peau. Une jolie façon de dire que je ne serai jamais une bonne mère catholique. :-)
La preuve, si un jour j'ai des enfants, c'est au Cosmo que je les allaiterai :
Un aperçu des chansonniers :
Les chansonniers des voutes de Napoléon
envoyé par lucieDS
Ambiance I will survive
envoyé par lucieDS
Une reprise des Cowboys fringants si chers à mon coeur : Une étoile filante.
Enfin, une rencontre improbable : Jonathan. Jeune militaire canadien de 21 ans, revenu d'Afghanistan... et de
6 mois de prison au Mexique pour viol. C'est au détour d'une toune des Cowboys fringants et de quelques verres qu'il est venu à notre table nous raconter son histoire. Une première mission
militaire terriblement éprouvante, dont il a voulu se remettre en partant quelques jours dans le sud avec un ami... mais c'était sans compter l'accusation mensongère de viol par une prostituée,
qui a très vite disparu de la circulation... Ce jeune homme a alors connu l'enfer de la corruption des prisons mexicaines, et la nécessité de se fondre dans le système pour survivre
loin des siens... C'est totalement blanchi qu'il est revenu à Québec, fêtant ce soir là sa libération dans l'antre des Voûtes de Napoléon. La bonne nouvelle, c'est qu'il devait repartir bientôt
pour l'Afghanistan. Elle est pas belle la vie ?
L'été démarrait très fort !]]>fr2008-07-29T18:17:10Z