Bonjour tout le monde.
Me revoilà, prête à vous revendre du rêve... J'ai pris un peu de retard ces derniers temps, mais sachez que je m'attelle à la tâche avec toujours autant d'enthousiasme. Malheureusement, les autobus jaunes sont de sortie :
... Signe que la rentrée scolaire est pour bientôt...
Mais avant ça, je ne résiste pas à la tentation de faire durer le plaisir, en partageant avec vous le bonheur que j'ai eu à faire faire à Guillaume ses premiers pas dans la ville de Québec... Après Québec la Magnifique, Québec la Romantique donc... Avec un avantage énorme pour moi : je n'avais plus besoin de mettre des oeillères pour ne pas découvrir des choses sans lui, cette fois, tout était permis !
Alors nous voici pour commencer sur les plaines d'Abraham... C'est sur ces plaines qu'en 1759 eut lieu la bataille éclair de 20 minutes où les anglais éclatèrent méchamment les français... qui perdirent alors leur immense empire d'Amérique. Et les anglais occupèrent dès lors Québec... Bref, un lieu tout à fait chargé d'histoire... et qui offre une vue imprenable sur le Saint-Laurent :
Embaumés dans l'atmosphère paisible de Québec, nous nous sommes mis à nous promener, tranquillement, main dans la main... Comment faire pour ne pas être heureux en amour à Québec? Dans un cadre aussi idyllique?
Voici le parlement du Québec, qui fait face aux plaines d'Abraham :
Et puis après on se laisse porter, on se serait crus dans un autre monde...
En bas du chateau de Frontenac, nous avonc choisi de nous poser pour diner...
Qu'est-ce qu'on était bien... entourés de gens détendus, sous un beau soleil, bercé par le son de la guitare d'un jeune homme talentueux...
Après un bon repas français, et toujours le sempiternel débat "calice, qu'est-ce qu'on laisse en pourboire?", on s'est mis en marche vers...
... le grand et beau chateau de Frontenac... Mais cette fois, je ne me suis pas contentée d'une simple contemplation. Non, cette fois, j'ai pu faire ma lady :
Dans un décor digne de celui du Titanic, Guillaume et moi avons fait un joli voyage dans le passé où un homme en costume d'époque nous a conté toute l'histoire de cet hôtel de luxe. Il n'a pas manqué d'enrichir son récit d'anecdotes croustillantes, en nous racontant comment serait l'hiver autour du chateau... Autant nous avions appris le matin que les plaines d'Abraham se transformaient en pistes de ski de fond l'hiver venu, autant nous avons été ravis d'apprendre que beaucoup venaient par ici l'hiver non pas pour le château mais pour la piste de traîne sauvage improvisée (traîne sauvage = luge, logique implacable). Comme ici le relief est très montagneux, inutile de dire que beaucoup de pistes de traîne sauvage doivent s'improviser ici et là... Personnellement, je n'en suis pas encore là, mes fesses sont bien mieux posées sur un escalier de luxe tout chaud plutôt que sur la glace...
Après cette jolie visite, Guillaume et moi avons poursuivi notre promenade au coeur de la ville... L'occasion pour moi de me montrer plus virile que jamais dans le parc Montmorency :
C'est que je ferais presque peur, hein? En tout cas, j'ai toujours su qu'une femme sûre d'elle, ferme et sachant manier le canon (important ça, savoir manier le canon), pouvait rendre fou n'importe quel homme...
Enfn moi je dis ça, je dis rien... Pour être sûre de marquer la mémoire de ce jeune beau pilote à jamais, j'ai tenté le tout pour tout... jusqu'à faire ressortir la chienne... ouh pardon... la cheyenne qui sommeille en moi...
N'oublions pas que le Canada est aussi le pays des indiens... Je m'intègre, je m'intègre...
Mais l'intégration passe aussi par la langue. Et ayant à coeur de bien faire les choses (on ne s'intègre pas à moitié avec moi!), Guillaume et moi nous sommes engouffrés après cette magnifique journée dans une salle de cinéma obscure... pour voir un film qui fera beaucoup parler de lui : BON COP BAD COP.
On ne s'avait pas trop à quoi s'attendre en fait, mais mon dieu, ce que nous avons ri... Nous avons rarement ri comme ça devant un film. C'était énorme !! Avec de grand moments d'anthologie! J'espère vraiment que le succès de ce film retentira jusque dans les salles françaises... Car pour ceux qui espèrent revoir un jour ma bouille, ce film est un passage obligé. Essentiel pour saisir toute la substantifique moëlle du québécois. Et donc essentiel pour comprendre l'évolution de la façon dont je parle...
Un tout petit mois passé ici, et déjà ma voix part dans des intonations que je ne soupçonnais pas comme étant possibles...
Je vous fais des becs et des becs et encore ben des becs...
A bientôt !
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