Bienvenue sur le blog des aventures formidables de Lucie au Québec !
Partagez avec moi toutes les joies de la vie québécoise...
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C'est beau non ? Des petites bougies éclairaient ici et là à l'intérieur de l'igloo, d'une lumière tamisée, presque romantique...
Mais ce n'était pas là pour faire joli. Non : les grands experts du groupe espéraient ainsi créer quelques goutelettes sur les parois intérieures, goutelettes qui en gelant instantanément,
formaient peu à peu un mur qui serait notre défense contre l'humidité nocturne.
Pour ma part, je misais tout sur mon sac de couchage de compétition, résistant jusqu'à -40°C. Je ne vous raconte pas l'effort surhumain qu'il m'a fallu accomplir pour me défaire de mes vêtements
de ski et rentrer dans mon cobra.
Pour moi, la nuit a été dure, très dure... Je ne pensais pas pouvoir être lésée par mon sac de couchage. J'ai du louper les caractères
police 2 quelque part, rappelant l'importance de ne pas flotter dedans... Il serait beaucoup plus facile de créer de la chaleur et de la garder complètement moulé dans un cobra... sauf que ça, on
ne le mesure vraiment que le matin venu, quand tout le monde dit avoir passé une bonne nuit et que vous êtes la seule personne dans ce quinzee à avoir vu de près l'hypothermie
!!! Je vous passe les envies de meurtre, quand, enfin endormie, une jeune fille du groupe se réveillait périodiquement
pour clamer à qui pouvait l'entendre sa peur du noir. Je l'avoue : je ne voulais pas l'entendre. Au bout de la 12ème fois, j'ai bien cru que j'allais lui demander de bien vouloir exprimer
ses peurs intérieurement (gentiment, attention, j'ai de la compassion pour les personnes de plus de 25 ans qui vivent toujours mal le fait que la nuit, il ne fait pas jour).
Et puis le soleil est venu caresser mes cheveux, des flocons de neige avaient tombé toute la nuit de telle sorte qu'un nouveau paysage s'offrait à moi... j'ai mis ma fatigue au placard pour
profiter de cette belle journée. Le pied gauche, le mauvais poil, tout ça, ça ne peut pas exister au Québec.
Etape n°5 : Paix et sérénité
Chuuuuuuuuuuut, ya Bambi qui fait dodo... C'est féérique les amis, féérique...
Etape n°6 : La déconstruction du quinzee
Toutes les bonnes choses ont une fin. La loi québécoise nous imposait, avant le départ, de détruire ce que nous avions âprement bâti
la veille, pour des raisons de sécurité essentiellement. Si en notre absence une personne venait à trouver refuge dans notre quinzee et décédait sous son effondrement (qui survient normalement
dans les 3 jours), nous en serions les responsables. C'est donc avec un soin tout particulier que nous nous sommes attelés à notre tâche finale :
"C'est une vaine ambition que de
tâcher de ressembler à tout le monde, puisque tout le monde est composé de chacun et que chacun ne ressemble à personne."
(André Gide)
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