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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /2008 16:50

... il ne faut parfois pas grand chose ! Un bout de papier par exemple. Mais attention, pas n'importe quel bout de papier. Non, je parle là de celui qui donne tout à coup un large sourire à votre banquier (vé-ri-dique). Celui qui généralement s'accompagne de 1001 mises en garde : "ceci est un exemplaire unique", "aucun duplicata ne sera jamais remis", "voici la la preuve inestimable de la valeur que nous vous reconnaissons", "ceci est votre carte d'identité de manager du monde" (rien que ça) ... A peine l'a-t-on entre les mains qu'on réfléchirait presque déjà au code secret du coffre qui le renfermera. Je parle bien évidemment de mon MBA. Deux ans d'efforts couronnés par une cérémonie en grandes pompes... dont on repart sans vraiment réaliser que ça y est, on l'a eu.



Ma matinée a démarré dans la joie et la bonne humeur, avant tout parce que j'allais vivre ça avec ma chère Emilie :




En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me suis retrouvée dans ce décor :




... puis sur un tapis rouge, sous les flashs des projecteurs et guidée par les notes d'un certain Beethoven :





Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne badine pas avec la réussite en Amérique du Nord. Tenues médiévales et spectres de rigueur !




A l'appel de mon nom, comme un an auparavant à Audencia, j'ai monté les marches aui me séparaient de mon parchemin magique. Sur scène, une succession de gens importants m'ont serré la main et chaleureusement félicitée... C'était d'autant plus gentil de leur part que je ne les avais JAMAIS vus auparavant. Mais je suppose qu'il fallait faire comme si.




Définitivement, je ne serai jamais à l'aise avec le folklore du succès. Je savoure mieux une réussite lorsqu'elle est gardée précieusement pour soi, plutôt qu'étalée sans vergogne. J'ai largement apprécié ce moment, mais je ne me l'explique pas, j'avais plutôt envie de dire à Monsieur le Recteur et à Monsieur le Doyen de se détendre un peu du string. Je ne m'excusais pas d'être là, non... mais tout ça... c'est trop. Peut-être me serais-je sentie moins "décalée" si ma famille et mes amis avaient été là, dans l'assistance, prêts à se moquer de ma tenue plutôt que de lui accorder une dimension tout à fait historique. Il faut croire que dans les démonstrations les plus ostentatoires de reconnaissance, j'ai besoin des miens... pour me rappeler de ce qui est réellement important. Et rire, bon sang de bon soir, rire, même quand le ton est au solennel !





 



Pas de chéri, pas de fleurs, c'est le tarif ! Mais si vous m'autorisez à avoir un tout petit regret, c'est celui de ne pas avoir pu partager ce "couronnement" avec tous mes compagnons de galère, qui n'avaient alors pas encore franchi la ligne d'arrivée : Jess, Andrée-Anne, Gab, Audrey, Marie, Jérémy, tenez booooooooooooon ! Vous aussi, un jour, vous serez des bons partis ! ;-)



Je ne saurais remercier assez mes chers propriétaires, Lise et Eloi, qui jusqu'au bout m'auront traitée comme un membre de leur famille. Si vous me lisez aujourd'hui, sachez que je ne vous oublie pas, et que je garde en moi vos derniers mots comme un trésor. Car malheureusement, c'était là nos derniers aux revoirs...

Par Lucie - Publié dans : La vie à l'université Laval
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