Bienvenue sur le blog des aventures formidables de Lucie au Québec !
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Le cauchemar n'est pas encore terminé pour les sinistrés de l'Irrawaddy.
Sur les blogs birmans, un seul mot d'ordre :
"Save Our People by Forced Humanitarian Intervention
Immediately !!!"
Beaucoup relaient également la pétition suivante, lancé par un birman du nom de Zaw Aung, plaidant pour une intervention humanitaire de
force en vertu d'un texte de l'ONU :
http://www.petitiononline.com/nargis/petition.html.
La 6550ème signature, c'est la mienne !
Dans les faits, l'application de cette clause semble très compliquée... genocide or not genocide, that's the question. Comme dirait une très bonne amie à moi, qui s'y connait un tantinet en ce
domaine, c'est un terme politique "ultra fort"... que personne ne se risquera à employer officiellement. Force est de constater que le ministre des affaires étrangères français, Bernard
Kouchner a bel et bien appelé à une "interprétation extensive" du texte de l'ONU : "car ce que vivent les Birmans peut s'assimiler à un crime de masse. En Birmanie, les gens ne
meurent plus du simple fait d'une catastrophe naturelle, mais d'un non-accès de l'aide résultant de décisions politiques" de la junte. (propos de l'entourage de Mr Kouchner, le
Monde du 14 mai 2008). Pendant que nous débattons, certes à raison, que nous réfléchissons sur le pourquoi du comment du pour et du contre et du pourquoi pas, des rescapés attendent...
L'urgence était déjà pressante, mais avec les fortes précipitations à venir, je n'ose imaginer la teneur du drame humain qui guette ceux qui ont déjà tout perdu. Je ne demande qu'une chose, moi
qui finalement ne suis rien : que nous n'abandonnions pas une fois de plus le peuple birman. Que nous ne lui fassions pas l'affront de le reléguer aux oubliettes, alors que le pire n'a pas encore
dit son dernier mot. C'est banal ce que je dis hein ? Et pourtant... ce n'est pas évident pour tout le monde. On passe d'un drame à un autre comme on change de chemise. Or, les souffrances du
peuple birman n'ont rien d'une fiction. Des catastrophes naturelles, malheureusement, notre planète en a connues et en connaîtra encore. Un tel défaut d'assistance, un aussi grand mépris pour
près de 2,5 millions de vies humaines, ça, c'est du jamais vu. A situation exceptionnelle, dérogation de l'ONU exceptionnelle ? Non ? ça ne se passe pas comme ça ?
En attendant des nouvelles de mon ami Zaw, présentement dans la région du delta de l'Irrawaddy, je me soumets à sa volonté de diffusion d'images récoltées sur de nouveaux blogs birmans
: voilà quelques rescapés du cyclone NARGIS. Ils sont vivants. La junte se fiche de leur sort, c'est donc à nous qu'il appartient de ne pas les précipiter vers leur mort en leur
tournant le dos. Sans logement, sans nourriture, parfois cernés de cadavres, certains de ces visages vont devoir survivre à de nouvelles pluies :
"C'est une vaine ambition que de
tâcher de ressembler à tout le monde, puisque tout le monde est composé de chacun et que chacun ne ressemble à personne."
(André Gide)
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