- 11°C. Au programme des prochaines 24 heures : NEIGE. Ça promet !
Je l'attendais, mais je dois avouer que cette soudaine arrivée de la neige m'a prise en défaut. Je crois que les premiers flocons datent du 20 novembre dernier... À peine 15 ou 20 centimètres au sol, je me suis dit qu'un petit pantalon blanc, qu'il m'était arrivé de porter lors de mes périples en Birmanie, ferait bien l'affaire... Non mais ! Je ne suis plus une débutante, sortir l'artillerie lourde à la première tombée de neige, c'était lorsque j'étais encore cette petite française candide et innocente. Maintenant, la neige, l'hiver, les températures abyssales, je gère, que dis-je ?! je maîtrise ! Je maîtrise tellement bien que ce jour-là je suis arrivée en cours le pantalon trempé... transparent, puisque blanc... chacun a donc pu admirer les superbes chaussettes rouges que j'avais décidée de porter ce matin là, montante jusqu'aux genoux, mmmmmmh, du raffinement à l'état pur où je ne m'y connais pas. Saleté de neige : je me suis fait avoir comme une bleue. Du coup, pour la première grosse tempête de neige, qui a eu lieu deux jours plus tard, je suis passée au niveau vestimentaire supérieur : le jean.
Je l'attendais, mais je dois avouer que cette soudaine arrivée de la neige m'a prise en défaut. Je crois que les premiers flocons datent du 20 novembre dernier... À peine 15 ou 20 centimètres au sol, je me suis dit qu'un petit pantalon blanc, qu'il m'était arrivé de porter lors de mes périples en Birmanie, ferait bien l'affaire... Non mais ! Je ne suis plus une débutante, sortir l'artillerie lourde à la première tombée de neige, c'était lorsque j'étais encore cette petite française candide et innocente. Maintenant, la neige, l'hiver, les températures abyssales, je gère, que dis-je ?! je maîtrise ! Je maîtrise tellement bien que ce jour-là je suis arrivée en cours le pantalon trempé... transparent, puisque blanc... chacun a donc pu admirer les superbes chaussettes rouges que j'avais décidée de porter ce matin là, montante jusqu'aux genoux, mmmmmmh, du raffinement à l'état pur où je ne m'y connais pas. Saleté de neige : je me suis fait avoir comme une bleue. Du coup, pour la première grosse tempête de neige, qui a eu lieu deux jours plus tard, je suis passée au niveau vestimentaire supérieur : le jean.
Euh... Comment vous dire que j'avais autant de flocons dans les yeux que sur l'objectif de mon appareil photo ? Ah bah c'est sûr, ça réveille ! Quand on voit ça (ou pas en l'occurrence), on comprend facilement pourquoi, nous autres étudiants au Québec, on est si pressés d'arriver dans notre salle de classe chaque jour. Il n'y a que moi pour trouver, envers et contre tout, ces déchainements climatiques fascinants.
Certes, il m'arrive de perdre mon nez, une oreille, ou encore des cheveux, que les vents glaciaux du grand nord réduisent inlassablement à l'état de paillasse... Mais Dieu que c'est beau... Que c'est pur... Que c'est féérique... Tant pis si la neige ne m'aime pas, moi je l'aime. Bientôt, le retour du skidoo, des raquettes, l'enfourchement de skis et de traîneaux à chiens !!!! À très court terme, je me contenterais de la première chose que je vois le matin en me réveillant, au travers de ma fenêtre, et qui me décroche toujours sans faille un large sourire :
Et puis à la réflexion, les raquettes... oh oui c'est énorme... mais si jamais l'impatience venait à me tenailler sévèrement, je pourrais toujours en chausser à l'artisanale pour me rendre à l'université. Par endroit, mon parcours a tout d'une piste rouge !
Mais qu'elle est belle cette neige Côline ! On aurait envie d'y mettre le doigt comme dans une barbe à papa avant de s'y jeter comme sur un waterbed (j'adoooore les sushis et les waterbed).
Malheureusement, mon sourire s'estompe parfois, notamment quand il s'agit d'éviter la fracture du coccyx sur des plaques de glace, qui se multiplient comme les petits pains du Christ. Ah, comme dirait notre ami Chico, l'hiver au Québec, c'est bonheur, c'est... ah non, c'est pas du tout chaleur ! Mais le coeur y est.
Résultat des courses : en l'espace de quelques jours, des millions de flocons ont recouvert Québec d'un épais manteau blanc. L'hiver démarre un peu tôt, mais indéniablement sur des chapeaux de roue. À compter d'aujourd'hui, il se passera des mois et des mois avant que je ne puisse saluer la bouille d'un ours noir ou d'un petit écureuil...
Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut, sous la neige il y a pleins de bambis qui font dodo...
par Lucie
publié dans :
L'HIVER QUEBECOIS