Bon... et bien voilà, ça, c'est fait : ma dernière présentation est enfin derrière moi. Finie, torchée, passée, dans la joie, la bonne humeur et le succès qui plus est ! Après un déjeuner bien agréable en compagnie de mes 3 acolytes, Julien, Jérémy et François (ne partez paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas !), j'ai goûté au printemps québécois... Un grand ciel bleu, et surtout 18°C !!! J'avais oublié ce que ça faisait ! Un petit détail, le détail qui tue en l'occurrence, est tout de même venu me rappeler que je vis toujours bel et bien dans le grand Nord : imaginez-moi, portant des lunettes de soleil, un petit manteau léger, une jupe longue (la première depuis 6 mois !), marchant gaiement jusqu'à mon domicile... et se figeant toutes les 5 minutes, les pieds gelés. La neige fond, oui, mais elle est encore là ! Elle est donc plus traître qu'à son habitude, puisqu'elle mollit : fatalement, je m'enfonce loin, très loin... et des flocons en profitent pour se frotter à mes mollets et se glisser insidueusement à l'intérieur de mes chaussettes... Les pieds dans la neige et la tête tournée vers le ciel bleu, cheveux aux vents, sous un soleil étincelant. Le genre de sensations qu'on ne peut trouver qu'au Québec. Ne me dites pas que vous vous foutez de mes pieds comme de l'an 40... Si ? Allons bon...
BREF, tout ça pour vous dire que je suis dans les meilleures dispositions pour continuer ma narration sur ma dernière escapade à New York.
Arrivés le vendredi soir en plein coeur de Manhattan, Jérémy a endossé le rôle de guide et nous a fait découvrir le monde... à commencer par le quartier de Chinatown. Nous marchions, nous marchions... Un vrai plaisir. Puis nous avons franchi la frontière du quartier Little Italy. La faim s'est alors mise à nous tenailler. Et ça ne risquait pas de s'arranger... surtout quand d'aussi modestes sandwichs que le suivant étaient lâchement exposés, ici et là, à notre vue :

Mais nooooooon, ne vous inquiétez pas, les américains n'ont pas DU TOUT un rapport malsain à la nourriture, les concours de "celui qui arrivera à manger le plus gros sandwich le plus vite et sans respirer", ce n'est qu'une légende urbaine...
Dans Little Italy, nous avons plutôt choisi, classiquement, de jeter notre dévolu sur un restaurant italien. Il y en avait partout... mais pas un qui proposait des pizzas ! C'était à n'y rien comprendre. Nous nous sommes finalement posés dans l'un d'eux, au hasard, et avons commandé des plats de pâtes suffisamment gargantuesques pour nous rassasier. En guise d'apéritif, j'ai bondi, avec un émoi à peine dissimulé... sur les tranches de pain posées là, sur la table, par John le serveur! Du pain! Du vrai pain! Avec de la mie toute tendre ! Même que je pouvais faire des boules avec ! Maudits français, vous ne connaissez pas votre chance, avoir autant de baguettes boulangères à portée de main, c'est un luxe inouï !

Comme le hasard fait bien les choses, nous nous sommes vite aperçus que le restaurant que nous avions choisi était ce soir là béni des dieux. Pourquoi ? Pour ça :
Des chanteurs d'opéra ont mis le feu durant toute la durée de notre souper... ça commençait très fort ! New York : la ville de toutes les rencontres improbables.
Une fois le ventre plein, nous sommes partis, excités comme des puces, à la conquête du pont de Brooklyn. Nous étions seulement arrivés dans la toute fin d'après-midi, mais déjà je pouvais sentir les muscles de mes cuisses me crier leur épuisement... Car marcher jusqu'à Brooklyn, c'est une belle petite trotte mine de rien. Mais qu'est-ce que c'est beau... Que dis-je ? QU'EST-CE QUE C'EST BEAU !!!




Cette première soirée annonça la couleur du week-end entier : FEERIQUE.
J'ignorais encore combien New York pouvait être romantique de nuit...