Bonjour amis lecteurs et lectrices,
J'ai pris un retard impardonnable ces derniers temps, mais il est de plus en plus difficile pour moi de tenir régulièrement ce blog sans que mon travail n'en pâtisse...
Qu'à cela ne tienne, je persiste encore, je ne peux pas ne pas vous parler de Valcartier. Alors Valcartier, qu'est-ce que c'est ? Ce n'est "que" le plus grand centre de jeux
d'hiver de l'Amérique du Nord. Et là, je vous entends déjà marmonner "ça se peut-tu?". Et bah je veux que ça se peut-tu. L'amatrice de sensations fortes que je suis en a eu pour son argent... et
son postérieur, qui a pris très cher, pour ceux que ça intéresserait. Pour cela, mettons-nous en situation. Munis de chambres à air (comprendre : bouées), l'idée est de prendre du plaisir à
dévaler les 42 pistes de glissade mises à disposition. Le tout dans un cadre qui vaut le détour, comme toujours.
Accompagnée de Charles, Mathieu, Aude, et de sa petite soeur venue de France (que notre grand froid hivernal a traumatisée), j'ai goûté au bonheur de glisser, les uns accrochés aux autres pour prendre plus de vitesse, sur des pistes toujours plus raides et escarpées.
Le souci, c'est qu'après être descendu, il faut bien souvent remonter à l'aide de ses gambettes, aussi frêles soient-elles. Et là, je peux vous dire que vous avez vite des bouffées de chaleur. Aussi avons-nous passé le plus clair de notre temps dans le secteur Himalaya, composé de 4 descentes bien longues et granuleuses comme je les aime... et avec des remonte-bouées à volonté, histoire de ne pas avoir à sortir le piolet pour escalader les pentes à mains nues.
Qui dit relief, dit morceaux de glace saillants sur la piste... et évidemment, ils étaient tous pour Bibi. Nous étions 5 à dévaler les pistes, mais je suis la seule à avoir bénévolement lissé la
piste à l'aide de mon petit cul. Paraît-il que me corpulence faisait que je m'enfonçais trop dans la chambre à air... "Faque" les descentes pour amateurs de sensations fortes, je les ai bien
senti passer dans tous les sens du terme, pas de crainte à avoir là-dessus. J'étais toujours la dernière à me relever, avec je dois bien le dire, une admiration toujours plus prononcée pour la
résistance de mon coccyx. Il n'y a qu'une fois où je n'ai vraiment pas fait ma maligne : quand Charles, oui, ce maraud, m'a fait croire qu'un morceau de glace avait transpercé mon pantalon
de ski jusqu'à la doublure, rendant mon allure presque indécente... Je ne voulais pas le croire, mais je me balladais toujours avec une main en arrière de moi par sécurité. Jusqu'à ce qu'un
gentil monsieur québécois qui passait par là me glisse à l'oreille que j'avais mes fesses à l'air mais qu'il ne fallait surtout pas que je m'affole : une fois retournée dans ma bouée, personne ne
verrait rien... Imaginez un peu ce que ça peut donner une Lucie qui n'ose plus décoller de sa bouée... Et bien ça fait une Lucie distraite, qui rit niaiseusement du ridicule de sa
situation, qui oublie de se lever de sa bouée quand il le faut, laisse échapper des cris dont on ne perçoit déjà que des échos quand elle tombe en arrière, finit dans le décor et
paralyse tous les remonte-bouées mécaniques. C'est pas beau ça ? Très difficile de passer inaperçue après ça. Après ma chute au détour d'un remonte-bouées, j'ai décidé d'employer les grands
remèdes et de prendre une photo de mon arrière-train, commençant sérieusement à douter de l'étendue des dégâts. C'est alors que Charles, comédien hors paire, explosa de rire et m'avoua que mon
postérieur était toujours bien couvert. Charles, il y a un mot pour ça : torture psychologique. Oui, Monsieur, parfaitement.
Ah... Crédulité quand tu nous tiens ! Après l'Himalaya, nous nous sommes frottés au rafting des neiges...
... gardant le meilleur pour la fin : l'Everest.
L'Everest est la plus haute glissade d'accélération qui existe en Amérique du Nord, avec une hauteur de 33,5 mètres et une pente de 110%. Alors que la nuit
était déjà tombée, je me suis retrouvée en haut de cette piste, avec le vide à perte de vue, et une boule au ventre qui a commencé à germer. C'est ce qui s'appelle avoir une montée d'adrénaline.
Avant que l'on ne m'éjecte, j'ai pensé à demander s'il y avait déjà eu des morts... Apparemment, non. L'Everest est de loin l'attraction la plus impressionnante que j'ai pu faire de
toute ma vie. J'ai même hurlé sans m'en rendre compte !
Vous l'aurez compris... encore une victoire de Canard WC. Du bonheur, encore du bonheur, toujours du bonheur. Mazette qu'il fait froid quand même...