Bonsoir à tous,
En espérant que vous allez tous bien, je me suis dit, que pour changer, j'allais vous parler de quelque chose de pas très drôle, sans image féérique à l'appui : la vie d'une universitaire candidate au MBA Marketing de l'université Laval. Et oui, comme ça, à brûle pourpoing, on ne dirait pas que c'est le genre de vie qui casse trois pattes à un canard. Et bien détrompez-vous : C'EST ENCORE PIRE QUE CA !!!
D'accord, d'accord, je cesse de dramatiser... Mais quand même, non seulement la dernière ligne droite est bien musclée, mais une difficulté supplémentaire s'est greffée au tout : une grève, qui commence à prendre des proportions, je trouve, assez démesurées. Je m'explique : depuis quelques semaines, l'université Laval est le théâtre d'une grève des chargés de cours, à savoir des professeurs "non titulaires" (des étudiants de MBA comme moi qui donnent des cours au premier cycle, ou des intervenants extérieurs qui donnent des cours en MBA mais pas forcément à temps plein). Leurs revendications sont claires : avoir les mêmes conditions salariales que leurs pairs dans d'autres universités canadiennes. Leurs moyens, eux, sont plus discutables : empêcher tout chargé de cours de donner ses cours (cours au demeurant payant pour tout étudiant, rappelons-le), sous peine d'amende à verser à leur syndicat, ou encore, interdire à tout professeur permanent, qui le pourrait ou le voudrait, de remplacer les éléments manquants, pour que les résultats des étudiants ne pâtissent pas trop de ces querelles. Depuis quelques semaines, c'est donc bien à une généralisation forcée de la grève que nous assistons, mais visiblement, ce genre de procédés serait tout à fait monnaie courante au Québec. Pas de bol, un de mes cours de MBA est concerné, et du fait de négociations infructueuses, il ne m'est plus donné jusqu'à nouvel ordre. Pour autant, les dates d'examen resteraient fixées, les échéances de travaux à rendre également, donc le niveau d'efforts personnel doit rester au minimum le même. Sans compter qu'il serait question que la session soit prolongée pour rattraper le retard. Bref, c'est pas clair, c'est même ben flou, mais j'avise d'ores et déjà le Québec tout entier : moi, Lucie Dos Santos (et non Lucidos Santos, je précise... Ma gang, chut, je veux pas vous entendre), atteste sur l'honneur péter une durite à la minute même où j'apprendrai que je ne peux pas rentrer en France retrouver mon amour pour fêter notre 1er anniversaire. Tout ça pour des maudits cours de distribution que j'aurais travaillés seule dans mon coin... Pffffff... Tabernouche en fleur.
Restons zen, respirons un grand coup, je sortirai vivante de cette session, promis. Voici où je passe le plus clair de mon temps pour mener à bien des réunions de groupe par exemple :

Des tables rondes à perte de vue, des ordinateurs derrière lesquels les visages se terrent... C'est... convivial n'est-ce pas ? Quand on cherche bien dans les locaux de ma faculté, on tombe sur un merveilleux petit salon, qui fait office d'oasis tant ses sofas sont à tomber par terre... T'y viens pour travailler tranquillement, et tu finis par t'y endormir gentiment. Classique. Et quand on cherche encore mieux, on découvre de vrais petits rayons de soleil qui peuvent vous rendre tout de suite le sourire :

Primo, mon cher Jérémy (yes ! c'est le première fois que j'écris son prénom sans faute ! Bizarrement, j'ai toujours tendance à appeler Jérémy Jérémie... oralement, vous me l'accorderez, la différence n'est pas criante). Jérémy, qui sait titiller mes zygomatiques comme personne. Chaque connerie débitée se termine généralement par un fou rire à quelques centimètres de son clavier. Oh oui, ça bosse dur !
Deuxio, Juju, dont le regard lubrique et coquin parle de lui-même...

Bosser dur, certes, mais quand on peut le faire dans la joie et la bonne humeur, c'est mieux. Et d'ailleurs, ça donne des résultats pas mal bons. Nous faisons tous les 3 partie de la même équipe en cours de Marketing International, avec ma Marie, Anne-Claire et Charles-Edouard. La semaine dernière, nous avons fait une présentation en classe qui nous tenait à coeur en raison de tous les efforts investis. Je dirais même que nous nous sommes éclatés à étudier la stratégie publicitaire du groupe Benetton. Nous n'en avons pas encore eu de retour officiel, néanmoins cela ne nous a pas empêché d'immortaliser notre symbiose peu après notre show :

Oh oui Juju, j'aime quand tu lèves le doigt comme ça !

La dream team au complet !

On en chie, on en chie, mais on finira par y arriver ! On fait de bien beaux hommes et femmes d'affaires, ne trouvez-vous pas ?
Permettez-moi de vous couper l'herbe sous le pied sur un point : oui, notre équipe de travail a bel et bien été sponsorisée par Coke Diet.
Mille bisous à tous. Et à très vite... pour des images de mon Québec à couper le souffle. On se refait pas !